La place de l’opinion publique dans les violences faites aux civils en Syrie et au Yémen

Mis en ligne le 16 Fév 2023

La place de l’opinion publique dans les violences faites aux civils en Syrie et au Yémen

Justifier une intervention militaire vis-à-vis de son opinion nationale, voire de l’opinion internationale, est un élément clef de légitimation du conflit. Le discours de justification tenu par les autorités politiques et militaires peut entraîner des conséquences majeures sur l’intensité des violences infligées aux populations civiles. Le papier analyse ces récits de justification, comment ils sont construits puis livrés, et les comparent à la conduite comme aux conséquences des opérations de guerre menées en Syrie par la Russie et au Yémen par l’Arabie Saoudite.

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent pas le CNAM.

Les références originales de cet article sont : Julien Dreveton, « La place de l’opinion publique dans les violences faites aux civils en Syrie et au Yémen », les jeunes IHEDN. Ce texte, ainsi que d’autres publications, peuvent être consultés sur le site des jeunes de l’IHEDN.

Alors que diverses écoles apportent déjà leur lecture et leur analyse du phénomène des violences faites aux populations dans le cadre des théâtres syrien et yéménite, cet article se focalise avant tout sur le rôle de l’opinion publique. En effet, les interventions militaires russes et saoudiennes que nous allons analyser comportent un élément en commun non négligeable : un discours justifiant une intervention militaire, soutenu auprès de citoyens comme auprès de la communauté internationale. Aussi, l’aller-retour constant que font les décideurs entre champ de bataille et opinion publique nationale, voire internationale, peut avoir de lourdes conséquences sur les vies civiles. Des offensives peuvent être retardées pour paraître nécessaires, et par conséquent devenir plus violentes. La volonté de gagner à tout prix pour ne montrer aucun signe de faiblesse peut également susciter des violences aveugles. En l’occurrence, les acteurs politiques et militaires anticipent les conséquences de leurs actions et les modulent pour en retirer le plus de crédit possible auprès de leurs populations et des autres États. Il sera donc question d’interroger l’utilisation de frappes aériennes, première cause des violences faites aux civils dans ces deux conflits, au regard des discours soutenus par les entités au pouvoir. Nous verrons alors comment, au-delà de leurs dynamiques spécifiques, ces deux théâtres ont en commun le levier que représente le discours politique vis-à-vis des bombardements.

Dans le cadre de cet article, deux guerres civiles seront étudiées. D’une part, la guerre civile syrienne, qui trouve ses origines dans les printemps arabes de 2011. À l’antagonisme entre le régime de Bachar AL-ASSAD et l’opposition, s’est ajouté un système d’alliance complexe composé d’acteurs régionaux comme internationaux, notamment la coalition internationale menée par les États-Unis en 2014 et les forces russes en 2015. Il sera intéressant d’analyser le discours russe en Syrie, ainsi que le discours saoudien dans la guerre civile yéménite. Cette dernière a commencé en 2014 et oppose les rebelles houthis au président HADI, lui-même soutenu par l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis.

Ultimes sauveurs en Syrie, victoire à tout prix au Yémen

On observe dans les deux conflits un lien entre discours politique et violences faites aux civils. Cette relation se caractérise d’abord en Syrie par la construction du mythe des ultimes sauveurs, c’est-à-dire l’idée que les alliés russes et iraniens du régime sont arrivés au dernier moment, dans une ultime et salutaire charge de cavalerie. Au demeurant, pour que Moscou reste fidèle à l’image renvoyée par ce discours, nous verrons que des offensives ont été volontairement retardées et ont ainsi vu leur violence décupler. La conduite de la guerre a dès lors été modifiée par le biais de retardements des bombardements, de façon à nourrir le discours politique des ultimes sauveurs. Au Yémen, le discours politique semble avoir influencé la conduite de la guerre. En effet, les représentants de l’Arabie Saoudite ont constamment affirmé que la guerre serait gagnée. Nous expliquerons comment cette rhétorique de la victoire à tout prix a eu pour conséquence la multiplication des raids aériens, aux conséquences fatales pour les populations locales.

Les ultimes sauveurs sont les guerriers remportant la bataille en intervenant dans ses derniers instants. Alors que l’issue semblait sûre, une dernière offensive est menée par ces sauveurs renversant les espoirs ennemis et arrachant finalement la victoire. Une imagerie historique particulièrement riche contribue à l’entretien de ce mythe, à l’instar des hussards du roi de Pologne Jean SOBIESKI chassant les Ottomans des portes de Vienne en 1683 et rompant ainsi leur siège[1]. Ancré dans l’imaginaire collectif, cet effet peut être recherché, voire provoqué et construit, afin de justifier une intervention. Les décideurs politiques peuvent user de leurs ressources militaires dans le but de faire croire que leur offensive était nécessaire.

Dans le cas de la Syrie, les États alliés au régime, avec en tête la Russie, ont volontairement attendu le dernier moment pour intervenir. Le but était de mettre en lumière aux yeux de l’opinion publique russe la nécessité de secourir un allié[2]. Il s’agissait également d’envoyer ce même message à la communauté internationale. Par exemple, l’Iran et le Hezbollah, considéré comme un affidé direct de Téhéran au Proche-Orient, ont justifié leurs opérations tout au long du conflit par le sauvetage d’un allié chiite en détresse[3]. Le Kremlin a également placé le secours de l’allié attaqué au centre de sa rhétorique. Cependant, ces justifications n’influencent pas seulement le premier pas de l’intervention, mais bien la globalité de sa conduite. En effet, ces acteurs extérieurs n’avaient pas en tête une campagne militaire consistant en la prise progressive de terrain par l’élimination successive d’ennemis. En réalité, voulant apparaître aux yeux du monde comme des sauveurs, les alliés du régime de Bachar AL-ASSAD avaient prévu de reprendre le contrôle des territoires perdus le plus rapidement possible, quelle qu’en soit la violence déployée[4]. Ici, la justification politique ne guiderait pas seulement le militaire dans sa stratégie globale mais aussi dans sa tactique de terrain. Concrètement, retarder une intervention semble s’accompagner d’un degré de violence plus élevé, afin de reconquérir le terrain pris entre temps par l’Armée Syrienne Libre, entité rebelle opposée au Président ALASSAD. Cette posture d’ultimes sauveurs a conduit à la planification de bombardements massifs, dont la tactique peut être qualifiée de « draining the sea »[5]. Ce concept que l’on pourrait traduire littéralement par « vider la mer », ou bien plus sommairement par « tirer dans le tas », désigne l’action d’une entité voulant affaiblir une rébellion en menant de larges attaques sur un territoire pour isoler son ennemi, sans se soucier des dommages collatéraux. Cette explication paraît crédible dans un conflit où les États se confrontent à une population syrienne qui n’est pas la leur, et dont le Président ne semble pas se soucier comme en témoignent les bombardements que nous aborderons en seconde partie. Si un lien entre frappes aériennes et discours politiques est envisageable au Yémen, le mécanisme y est certes différent. En Syrie, nous avons observé que les forces russes ont adopté une stratégie militaire destinée à justifier leur intervention. Ainsi, le discours de justification intervient en amont de l’intervention. A contrario, au Yémen, le discours de justification intervient une fois l’annonce de victoire à venir. En résumé, si les Russes ont mené la guerre de façon à pouvoir mieux en parler, les Saoudiens s’étant trop avancés dans leur discours assurant la victoire se sont piégés à devoir la gagner à tout prix.

La guerre civile yéménite et sa crise humanitaire qui ont causé près de 100 000 morts ont été marquées par l’engagement de l’Arabie Saoudite auprès du régime en 2015. Il s’agissait pour les dirigeants saoudiens d’assurer leur légitimité auprès de leur propre peuple, comme auprès des autres États de la région. La persistance saoudienne dans cette guerre à l’issue incertaine proviendrait de la peur de perdre leur statut de puissance régionale[6]. C’est ainsi que les diplomates saoudiens aux États-Unis ont pu affirmer que la défaite au Yémen n’était « pas une option »[7]. Notons aussi l’interventionnisme du prince héritier Mohamed BEN SALMAN dans la gestion saoudienne de la guerre au Yémen. Responsable de l’intervention pour le royaume, il est possible, même probable que celui-ci ait souhaité légitimer son futur rôle en tant que roi[8]. Enfin, le Yémen représentait un conflit stratégique pour l’Arabie Saoudite sunnite, dans un contexte de rivalité avec l’Iran chiite. Le royaume a donc voulu contrer les rebelles houthis chiites et maintenir son emprise sur la région[9]. Ce faisant, il fallait expédier la résolution du conflit afin qu’il coûte le moins possible en temps et en ressources, et qu’il puisse rapidement être présent comme une réussite. Cette volonté pourrait expliquer l’utilisation d’une « punishment strategy »[10] ou « stratégie de la punition », cherchant à provoquer volontairement la mort de civils afin que les rebelles culpabilisent jusqu’à cesser leur action. Cela transcende donc le concept de « draining the sea » évoqué précédemment, car les violences faites aux civils y sont délibérées. Cette conduite spécifique de la guerre, destinée à terminer le conflit le plus tôt possible, a été menée principalement par des bombardements aériens. Ces raids sont, en effet, primordiaux dans l’analyse des violences faites aux civils en Syrie comme au Yémen.

Après l’encre, le sang : les conséquences sur le terrain

Ayant établi comment se sont construits les discours russes et saoudiens en Syrie et au Yémen, il convient d’en étudier les conséquences. Pour cela, seront analysés, à titre d’exemple, les raids aériens non-discriminés (undiscriminated bombing), c’est-à-dire les bombardements conduits sans discriminer les civils des combattants. Dans les deux conflits étudiés, ces opérations se sont révélées particulièrement meurtrières pour les populations locales.

Dans un premier temps, il est important d’étudier les bombardements en Syrie qui constituent la principale source de morts civils. En 2017, le Centre de documentation des violations en Syrie notait que la majorité des 100 000 victimes civiles (sur un total de 140 000 morts) avait péri sous les bombes[11]. On note ainsi une corrélation entre interventions extérieures en Syrie et attaques aériennes extérieures conduites contre des établissements de santé civils[12] et contre des civils en général[13]. De plus, selon les Nations Unies, un quart des victimes civiles en Syrie seraient du fait du régime syrien et de ses alliés[14]. Si de multiples facteurs expliquent ces actions, l’un d’eux pourrait être la volonté d’apparaître comme d’ultimes sauveurs : premièrement en étant forcé de frapper fort après avoir attendu trop longtemps, et deuxièmement par la volonté de reprendre les territoires à tout prix.

La bataille d’Alep apparaît comme un bon exemple de ce phénomène. D’abord perdue par le régime, la ville est reprise en 2016 grâce à l’aide du Hezbollah, mais aussi et surtout grâce aux forces russes[15]. La détermination à reprendre la ville par des bombardements massifs était si grande que les civils se sont vu offrir des « couloirs humanitaires », comme dernière chance de fuir les bâtiments avant qu’ils ne soient détruits[16]. Du côté du régime syrien, l’objectif politique semblait évident : il s’agissait de reprendre une ville capitale. Du côté de son allié russe, les « couloirs humanitaires » semblent suivre notre hypothèse de violence soudaine et de volonté de victoire à tout prix. Les personnes non-combattantes n’ayant pu quitter leurs maisons auraient ainsi pâti du mythe de l’ultime sauveur. La bataille d’Alep aurait fait près de 24 000 victimes civiles[17]. L’exemple de la guerre civile syrienne montre un lien entre violences faites aux civils et construction d’une justification de la guerre. Cette construction, c’est le mythe de la cavalerie qui arrive au bon moment. C’est un discours politique qui a une incidence directe aussi bien sur l’image et le rôle que l’État cherche à incarner dans ce conflit, que sur ses opérations de guerre proprement dites. L’utilisation de bombardements, analysée ici, démontre qu’il s’agit d’une stratégie particulièrement coûteuse en vies civiles.

Dans un second temps, on remarque que l’utilisation de raids aériens au service du discours est également un élément important de la guerre au Yémen. On retrouve en effet ce phénomène liant communication politique et conduite des opérations dans ce conflit. Ce faisant, les morts civils sont aux mieux tolérés, au pire, provoqués. C’est ainsi qu’après 2015 commence une utilisation massive de ces frappes avec l’opération Decisive
Storm (« Tempête décisive »)[18] . Ce nom d’ailleurs, semblait vouloir induire que cette opération allait clore une guerre encore actuelle. La matrice de cette opération était d’envoyer peu de troupes au sol et de se focaliser sur les raids aériens. Ces bombardements entraient alors dans une stratégie contre-insurrectionnelle particulière. Ils pouvaient parfois cibler des non-combattants afin de forcer les Houtis à se rendre[19]. Le caractère délibéré des attaques saoudiennes sur des civils est difficile à affirmer. Cependant, on observe des cycles répétés d’opérations aériennes touchant des zones civiles, qui semblent donc inspirés d’une volonté consciente[20]. Les civils yéménites ont ainsi subi de plein fouet la violence des frappes, notamment dans la ville de Saana, où les bombes s’écrasaient parfois à côté, parfois sur les zones d’habitation. D’autant plus lorsque l’on croise ces attaques avec l’ambition affichée de faire capituler les rebelles. Pour atteindre cet objectif, l’Arabie Saoudite a utilisé son aviation de façon si répétée et constante qu’elle en a paru inhabituelle aux analystes.

Pour ne pas perdre la face vis-à-vis de l’opinion publique nationale et internationale, l’Arabie Saoudite a voulu immédiatement produire une certaine image de la guerre. Cette image, c’est le récit du royaume comme chef de file de la région, infaillible face à ses adversaires. Une telle construction a déterminé chez les forces saoudiennes un usage disproportionné de sa puissance de feu et un ciblage de la population yéménite.

Conclusion

Une longue liste de facteurs est à l’origine du bilan des pertes civiles en Syrie et au Yémen. La multiplication des fronts, des acteurs extérieurs, mais aussi des entités violentes comme l’État islamique et Al-Qaïda en est une des principales composantes. Aussi, cet article n’avait pas pour objectif d’identifier des coupables, les acteurs nommés n’étant pas les seuls à visiblement viser des civils. Cela étant, cette étude identifie un même mécanisme liant anticipation de l’opinion publique et violences faites aux populations. Dans les deux cas, des États étrangers usent de frappes aériennes pour suivre un discours précis, pour raconter une histoire officielle. En Syrie, la Russie tente de raconter l’histoire de l’ultime sauveur. Cependant, cette tactique s’est basée sur des bombardements massifs. Au Yémen, l’Arabie saoudite tente de s’ériger en chef de file régional ayant la menace sous contrôle. La population locale pâtit alors de cette volonté de victoire à tout prix. Il est intéressant d’observer que l’enjeu politique s’infiltre ici en profondeur dans la conduite de la guerre. Le politique n’a pas seulement vocation à justifier la guerre, mais vise également à en suggérer la conduite. Par ailleurs, la conduite des opérations contribue elle-même dans un premier cas à sa propre justification, ou dans un second cas, à la justification du pouvoir en place. Ainsi, ces discours d’encre et de sang obligent les décideurs autant qu’ils entraînent de morts civiles. C’est du moins ce que font apparaître les deux exemples de la Syrie et du Yémen dont les acteurs, s’ils peuvent en retirer crédit, n’hésitent pas à en malmener les populations.

References[+]

Par : Julien DREVETON
Source : Les Jeunes IHEDN
Mots-clefs : Guerre, Syrie, Violence, Yémen


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