Où en est la Syrie ?

Mis en ligne le 19 Juil 2022

Syrie

La Syrie est plongée dans une crise humanitaire et économique qui résulte de onze années de conflit. Dans cet article, les auteurs proposent un point de situation et analysent les conséquences du conflit ukrainien sur la situation en Syrie, notamment sur les rapports de force des différents belligérants.

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent pas le CNAM.

Les références originales de cet article sont : CLEMENTZ Georges et EL-CHAMI Rodolph, « Où en est la Syrie ? », Fondation pour la Recherche Stratégique, 29 juin 2022. Ce texte, ainsi que d’autres publications, peuvent être consultés sur le site de la FRS.

Durant les onze années de conflit, 350 000 Syriens, au moins, ont été tués[1] et 13 millions de personnes ont été déplacées[2]. En 2021, le nombre de Syriens ayant besoin d’aide humanitaire avait augmenté de 21 % par rapport à l’année précédente, atteignant 13,4 millions de personnes. Depuis janvier 2022, il a continué de croître de 9 % jusqu’à atteindre 14,6 millions de Syriens aujourd’hui. L’insécurité alimentaire, dont souffrent 12 millions de personnes, est renforcée par le conflit en Ukraine, qui provoque une augmentation des prix de l’énergie et du blé. Le coût de la guerre s’élève à 1.2 trillion de dollars, un coût dû à des destructions massives d’infrastructures causées par les tactiques de guerre utilisées par l’alliance syro-russe, dont certaines prohibées[3]. Seulement 1 % de la population était vacciné contre le coronavirus[4] en 2021, 9,2% de Syriens ont aujourd’hui une couverture vaccinale complète[5]. Enfin, le taux de pauvreté en Syrie atteint actuellement les 90 % [6]. Pendant que le monde médiatique et diplomatique a les yeux tournés vers la guerre en Ukraine, Bachar el-Assad consolide son pouvoir en Syrie. À l’image de son allié Vladimir Poutine [7], Il a promulgué, en mars 2022, une loi qui prévoit une peine d’au moins six mois de prison pour tout Syrien qui diffuserait des informations « portant atteinte au prestige » de l’État, et d’un an pour qui appellerait à la scission du territoire syrien [8]. Alors que la Russie, première alliée du régime d’Assad, est engagée depuis février dans sa guerre contre l’Ukraine, il est pertinent de se demander en quoi ce conflit peut modifier l’état des lieux en Syrie. Il convient tout d’abord d’étudier comment le régime d’Assad a su s’imposer dans la guerre civile syrienne, malgré la présence persistante d’autres belligérants. Puis sera analysée la manière dont la guerre en Ukraine pourrait affecter la situation en Syrie et y modifier les rapports de force.

Assad, principal gagnant de la fragmentation du conflit syrien ?

Le président Bachar el-Assad déclare être sorti victorieux du conflit grâce à l’appui de l’Iran et de la Russie [9]. S’il n’y a pas eu d’évolution majeure en termes de lignes de front ces deux dernières années, la violence entre les forces belligérantes s’est accrue [10].

Le contrôle d’el-Assad sur le territoire syrien

Assad contrôle aujourd’hui environ 70 % du territoire syrien [11]. Cependant, alors que le conflit a faibli au cours des deux dernières années, des poches restent en dehors du contrôle du régime, comme la région nord-ouest d’Idlib[12]. La Turquie est présente au nord du pays et les Kurdes contrôlent une partie du nord-est[13]. La priorité du régime a longtemps été de fortifier ses positions à Latakia et Alep, victimes d’attaques rebelles et d’infiltrations en provenance d’Idlib, ainsi que de reprendre le contrôle des deux artères principales qui passent par les zones rebelles, les autoroutes M4 et M5[14]. Mais début 2020, les efforts du régime, appuyés par la Russie, pour reprendre l’enclave d’Idlib ont débouché sur un affrontement avec les forces turques déployées pour protéger les milices liées à Ankara, ce qui est venu rappeler les risques d’escalade permanents et a créé une nouvelle crise humanitaire[15]. En mai 2021, el-Assad remportait un quatrième mandat présidentiel de sept ans dans des élections ni libres ni démocratiques et organisées en dehors du cadre du processus politique mis en place par les Nations unies. À la suite de ces élections, des violences ont éclaté dans la région de Deraa entre les forces syriennes et les milices soutenant le régime. En juin 2021, les habitants de Dara alBalad ont été assiégés et privés de moyens de subsistance avant qu’un accord de réconciliation soit mis en place (les habitants refusant de le signer étant transférés à Idlib)[16].

La question de la reconstruction du pays, dont le coût est estimé à 250 milliards d’euros, se posera à el-Assad à la fin du conflit[17]. Les États-Unis et l’Union européenne (UE) sont réticents à aider le régime dans cette tâche et de devoir collaborer avec la Russie, d’autant plus avec le conflit en Ukraine[18].

Les autres forces en présence

Le processus de paix des Nations unies continue de stagner. Aujourd’hui, c’est la présence de la Turquie et des Etats-Unis dans le nord du pays qui protège du régime et de Moscou 7 millions de Syriens[19]. Au nord, les troupes américaines forment les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) à gouverner via leur administration du nord et de l’est de la Syrie[20]. L’arrivée au pouvoir de Donald Trump aux États-Unis s’était traduite par un retrait de la majorité des troupes américaines (1 000) venues soutenir les Kurdes au nord de la Syrie. Cela avait amené à une opération turque visant à repousser les Kurdes et à créer une zone tampon à la frontière turco-syrienne[21]. Au nord -ouest du pays, la Turquie, qui a 10 000 soldats présents, a négocié un cessez-le-feu avec la Russie et le régime[22] – un cessez-le-feu nécessaire pour renforcer la résilience des populations locales[23]. La Turquie voit la branche kurde des FDS, les YPG, comme une branche du PKK contre laquelle elle lutte sans relâche. Une campagne de bombardements menée par les FDS et ayant tué treize civils, dans une zone sous domination turque, en juin 2021, a alimenté la crainte turque d’une connexion YPG-PKK[24]. Les États-Unis pourraient utiliser leur influence sur les YPG pour faire cesser de telles attaques contre des zones sous domination d’un allié de l’OTAN[25]. Une gouvernance du nord de la Syrie passe donc par un dialogue entre les FDS et les Turcs de même qu’entre ces derniers et les YPG. Le dialogue arabo-kurde est essentiel dans ce contexte, notamment entre les FDS et les Kurdes[26].

Malgré la mort d’Al-Baghdadi en octobre 2019, les cellules de l’Etat islamique continuent d’opérer, menant des attaques à Deir al-Zor et Hasaka. L’influence de Daesh s’étend sur une bande de 100 km à l’est de Deir al-Zor, le long de l’Euphrate, près de la frontière irakienne. La stratégie de l’organisation terroriste est de sanctuariser une partie du désert syrien pour se redéployer dans la région, entraîner des troupes et abriter des prisonniers évadés[27]. 500 soldats américains opèrent dans le nord de la Syrie pour l’empêcher d’accéder aux champs de pétrole[28] . L’attaque de la prison de al-Sina’a, en juin 2022, la plus grande opération militaire de l’organisation terroriste depuis deux ans, a signé sa résurgence en même temps que les faiblesses de la politique contre-terroriste de la coalition[29]. L’opération a aussi prouvé que l’organisation est loin de n’agir que de façon décentralisée car, en effet, elle reconstruit des capacités opérationnelles à Al-Badia dans le sud de l’Euphrate[30]. Enfin, cette attaque a montré la dépendance des FDS vis-à-vis du soutien militaire de la coalition, ce qui amène à de potentielles tensions avec Ankara, le tout au détriment de la lutte anti-Daech[31].

La situation à Idlib

Dans l’enclave d’Idlib, le régime combat des résistants disséminés au sein de la population locale ainsi que le groupe Hay’at Tahrir al-Sham (HTS)[32]. Ce groupe continue en effet d’avoir une certaine emprise sur cette poche du territoire syrien où vivent trois millions de personnes. Même s’il a coupé ses liens avec le terrorisme international et a accepté le cessez-le-feu turco-russe, il est toujours considéré comme une organisation terroriste. La présence de 10 000 soldats turcs limite cependant son influence[33].

Avec l’appui de ses alliés, Assad a bombardé les poches de résistance dans le nord-ouest du pays fin 2019[34]. En janvier suivant, un accord de cessez-le-feu turco-russe n’a duré que peu de temps car les deux parties ont repris le combat afin de s’emparer de villes le long de la route M5, axe stratégique reliant Damas et Alep[35]. En février, les hostilités entre le régime et Ankara se sont durcies. Cette offensive du régime syrien soutenue par la Russie à Idlib s’est cependant arrêtée au terme d’un nouveau cessez-le-feu entre Ankara et Moscou en mars 2020[36]. Cet accord a établi un corridor de sécurité de 6 km de chaque côté de la route M4 Alep-Latakia, octroyant beaucoup de zones au régime au détriment de la Turquie.

Peu satisfait des cessez-le-feu et de la logique de désescalade dans la région d’Idlib, Assad veut reprendre l’intégralité du territoire syrien. La Russie, dont l’appui est essentiel au régime pour reprendre Idlib, entend préserver les liens avec la Turquie et le processus d’Astana. Elle a donc ralenti sa conquête d’Idlib et laissé à Ankara la lutte contre les djihadistes[37]. Quant à l’Iran, il essaye de ménager la Turquie concernant Idlib, une aire qui présente moins d’intérêt à ses yeux[38]. Téhéran s’est ainsi contenté d’apporter du soutien logistique et du conseil en restant éloigné de la ligne de front[39]. Ankara veut garder Idlib hors du contrôle du régime, empêcher un nouveau flux de réfugiés tout en évitant la confrontation militaire et garder ses liens avec Moscou.

Syrie

La guerre en Ukraine : un conflit qui rebat les cartes en Syrie ?

Selon certains analystes, l’invasion de l’Ukraine par la Russie est une conséquence de l’absence de réaction de la part de l’Europe aux atrocités commises par Moscou en Syrie[40]. L’engagement militaire d’un acteur aussi important que la Russie sur un autre théâtre aura certainement des retombées sur la trajectoire du conflit en Syrie, en plus des conséquences générales que cette guerre a et aura sur l’ensemble du Moyen-Orient.

Dégradation de la situation humanitaire

Depuis la baisse de l’intensité des hostilités en Syrie et la stabilisation relative du conflit, le pays ne figure plus dans la liste des priorités de la communauté internationale[41]. La diminution des donations promises était nette avant la guerre en Ukraine – la cinquième conférence des donateurs pour la Syrie qui s’est tenue en mars 2021 l’avait confirmé[42]. Sur le terrain, cette diminution s’est directement reflétée dans les conditions de vie des Syriens. Par exemple, dix hôpitaux, douze cabinets généralistes et trois centres médicaux spécialisés ont perdu leurs aides financières dans la région d’Idlib, dont le secteur de la santé dépend entièrement des financements de la communauté internationale[43]. Dans un pays où 14,6 millions d’individus ont, selon les chiffres de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR)[44], besoin d’assistance humanitaire, la situation risque de se dégrader plus avant du fait de la dépendance de la Syrie aux importations de blé en provenance d’Ukraine et de Russie[45]. Alors que le pays connaissait déjà une inflation de 140 % au début de l’année 2022, le conflit en Ukraine risque d’aggraver la crise économique[46]. Dès le 24 février, date du début de cette guerre, le régime syrien a intensifié le rationnement des produits de première nécessité afin de mieux gérer les réserves disponibles[47]. Ainsi, une aide humanitaire fournie par l’Occident est indispensable, plus que jamais, pour alléger la situation. Or, pour le camp occidental, la Russie est essentielle à toute solution diplomatique et pour l’accès de l’aide humanitaire[48]. Le nombre de passages humanitaires à travers lesquels l’aide transfrontalière à la population syrienne arrivait en Syrie s’est vu réduit de quatre à un seul depuis 2019 suite aux vetos russe et chinois sur leur renouvellement au Conseil de sécurité. Et la Russie pourrait imposer son veto lors du prochain vote sur le renouvellement du dernier point de passage (Bab Al-Hawa) qui permet d’approvisionner la province d’Idlib et le nord-ouest en aide humanitaire[49]. En outre, l’émergence d’une nouvelle crise de réfugiés en provenance de l’Ukraine déplacerait une partie de la solidarité internationale actuellement orientée vers les réfugiés syriens en direction des Ukrainiens et des pays qui les accueillent. « La lassitude s’installe après onze années de confit. Elle est compréhensible. Il est difficile de faire face à plusieurs conflits en même temps, et l’Ukraine fait les gros titres », a reconnu le Haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, lors de la sixième conférence des donateurs pour la Syrie qui s’est tenue en mai[50]. Les promesses de dons qui y ont été formulées sont de l’ordre de 6,7 milliards de dollars, en très légère hausse par rapport aux promesses de 2021. Mais le chiffre reste toujours très loin des 10,5 milliards de dollars que les Nations unies jugeaient nécessaires[51]. Selon plusieurs médias diffusés au Moyen-Orient, comme Euronews [52] ou Souria Post[53], la Russie aurait déjà commencé à retirer des soldats, et des casernes précédemment occupées par les troupes russes auraient été vidées. Un rapport de Radio France indique également que la Russie se trouve désormais dans l’impossibilité de maintenir l’approvisionnement en hydrocarbure qu’elle assurait à la Syrie depuis des années[54]. Une autre conséquence pourrait être un renforcement des liens de la Russie avec la Syrie dans le but de consolider le réseau d’États clients de la première pour pallier son affaiblissement sur la scène internationale[55]. Dans les deux cas, Assad serait perdant car tout retrait russe du pays affaiblirait le régime syrien mais une plus grande proximité avec Moscou l’éloignerait d’une partie de la communauté internationale (notamment les possibles parties prenantes à la reconstruction du pays) et rendrait plus difficile la normalisation diplomatique du régime Assad.

Une érosion de l’influence russe en Syrie du fait de la guerre en Ukraine présenterait en tout cas des avantages pour l’Iran et la Turquie. L’Iran est l’allié numéro deux du régime Assad et la possibilité qu’il renforce son influence à la faveur d’une diminution de la présence russe est une hypothèse crédible. Ainsi, le président syrien a effectué le 8 mai une visite à Téhéran pour rencontrer l’ayatollah Ali Khamenei[56]. Durant la visite, ce dernier a exprimé sa volonté de renforcer les liens avec la Syrie et de libérer le territoire syrien des « occupants étrangers »[57]. En outre, un rapport du journal The Arab Weekly parle d’un approvisionnement en pétrole venant de l’Iran pour combler le manque causé par la carence russe[58].

Quant à la Turquie, elle a interdit, fin février, le passage des navires de guerre russes entre la Méditerranée et la mer Noire en vertu de la Convention de Montreux, qui permet à Ankara de réglementer le trafic maritime des détroits du Bosphore et des Dardanelles en cas de guerre[59]. Elle a également fermé, en avril 2022, son espace aérien aux avions civils et militaires russes en direction de la Syrie[60]. Ces mesures peuvent être perçues comme un moyen de pression sur la Russie, cette dernière rencontrant plus de difficultés dans l’approvisionnement de ses personnels installés dans les bases de Hmeimim et Tartous et dans l’accès aux appareils militaires dont elle dispose en Syrie pour les utiliser en Ukraine.

Pendant que le monde a le regard tourné vers la guerre en Ukraine, Ankara profite d’une plus grande marge de manœuvre en Syrie. En avril, les forces turques ont lancé une série d’attaques contre les forces kurdes en Syrie[61]. Dernièrement, le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé à plusieurs reprises de mener une nouvelle opération au nord de la Syrie visant à créer une zone de sécurité le long de la frontière sud de son pays[62]. À ce sujet, il a rappelé au président russe que l’accord signé en 2019 entre Ankara et Moscou prévoyait la création d’une telle zone. Cela complique la situation en Syrie, et met potentiellement en cause la stabilité dont la Russie a besoin pour se concentrer sur sa guerre en Ukraine. Ainsi, dans le cas où les hostilités en Syrie reprendraient de l’ampleur, Moscou devrait probablement retirer ses forces car elle n’a pas les moyens de mener deux guerres à grande échelle simultanément, indique le chercheur russe Alexey Malashenko[63]. Ainsi, les récentes activités turques en Syrie pourraient signaler qu’Ankara cherche à utiliser la situation actuelle pour régler la situation au nord de la Syrie au détriment de la Russie[64]. Il faut noter cependant que cette dernière n’a formulé aucune réaction à l’encontre de ces activités, ce qui signifie probablement que la guerre en Ukraine a largement diminué les capacités de réponse de Moscou en Syrie. Enfin, le conflit en Ukraine a rapproché l’Occident de la Turquie. Or, en Syrie, une telle entente est essentielle pour améliorer les conditions de vie dans les territoires occupés par l’opposition, renforcer la sécurité, et réduire les tensions ainsi que les problèmes économiques[65].

Un clerc affilié à Hay’at Tahrir al-Sham a exprimé sa satisfaction face à l’anéantissement que connaissent les « oppresseurs … dans l’intérêt de l’islam »[66]. Cela indique que les réseaux islamistes pourraient profiter de la guerre pour resserrer leurs rangs. En effet, les problèmes qui ont permis la naissance de Daesh ne sont toujours pas résolus. En Irak, les sunnites subissent encore une marginalisation, et en Syrie le conflit traîne[67]. Selon un rapport de l’ONU publié en 2021, l’organisation djihadiste conserverait 10 000 combattants actifs dans ces deux pays[68]. Ainsi, on peut se demander si le recul russe en Syrie ne risque pas de bénéficier également aux réseaux de l’État islamique et affaiblir la lutte internationale contre le groupe. Ce dernier a encouragé ses partisans à saisir « l’occasion » de ce « combat entre croisés »[69], notamment pour se venger de la mort de son leader Abou Ibrahim Al-Hachimi Al-Qourachi[70]. Ainsi, la menace de Daesh est encore présente puisque son idéologie persiste[71].

Conclusion

Après onze ans de combats, la situation en Syrie pourrait être résumée ainsi : le pays est partagé entre le régime, occupant la plus grande partie du territoire, et des forces rebelles locales et étrangères. La situation économique s’est dégradée avec une forte inflation et une pénurie d’infrastructures vitales. La situation humanitaire est catastrophique dans la mesure où environ 14,6 millions de personnes ont besoin d’assistance. De plus, la guerre en Ukraine affecte l’évolution du conflit et les rapports de forces entre les belligérants. En effet, le recul russe en Syrie, dont il faudra apprécier l’étendue à mesure que le conflit en Ukraine se prolonge, ouvre des options à la Turquie et à l’Iran et leur offre une plus grande marge de manœuvre. Mais il pourrait aussi permettre un renforcement des réseaux terroristes de Daesh. Il sera dès lors intéresser d’observer dans quelle mesure ces différents acteurs sauront tirer profit de cette ouverture que le conflit ukrainien leur offre en Syrie.

References[+]


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