Les ambitions chinoises en matière militaire concernent l’ensemble des milieux et champs de confrontation. Le présent papier s’intéresse plus particulièrement aux forces aéronavales, capacité clef face au compétiteur stratégique américain. L’auteur met en lumière la montée en gamme de cette composante aéronavale, que ce soit en matière d’aéronefs embarqués, de porteur maritime que de doctrine et d’emploi opérationnel. Il souligne combien cette démarche de montée en puissance porte certes des finalités opératives, mais également une visée d’effet de levier stratégique.
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent pas le CNAM.
Les références originales de cet article sont : Nicolas Mazzucchi, « L’aéronavale chinoise en quête de différenciation opérationnelle et stratégique », CESM, Réflexion Marine n°4 du 13 juin 2025. (Ce texte, ainsi que d’autres publications, peuvent être consultés sur le site du CESM)
En octobre 2017, le Président Xi Jinping présentait devant le XIXe congrès du Parti communiste chinois son rapport sur la modernisation de la Chine et les grands défis à venir pour le pays, dans lequel il exposait sa vision des enjeux de défense. Il posait en ce domaine deux jalons : 2035 pour la modernisation de l’Armée populaire de libération (PLA) et 2050 (le milieu du siècle précisément) pour que celle-ci devienne une force de classe mondiale. La modernisation ainsi envisagée des forces chinoises concerne bien évidemment l’ensemble des milieux et champs, la marine chinoise (PLA-N) ne faisant pas exception.
L’évolution de cette dernière, à la fois qualitative et quantitative, se fonde sur l’acquisition de nouvelles capacités d’action, en postulant une évolution fondamentale, celle de la sortie progressive d’un rôle de défense littorale et côtière, vers une action plus hauturière. En 2017 le réarmement naval chinois était déjà enclenché depuis presque une décennie, avec l’entrée en service cette année-là deuxième porte-avions de la PLA-N, le Shandong. Ce dernier, s’il représentait alors une avancée en termes quantitatifs, faisant entrer la Chine dans un club très fermé de possesseurs de multiples navires porte-avions et porte-aéronefs, ne modifiait toutefois pas en profondeur les enjeux qualitatifs de la mise en œuvre des forces aéronavales chinoises, avec un porte-avions fondé sur un design soviétique, mettant en œuvre des appareils issus de technologies – et de doctrines – russes. L’aéronavale chinoise était encore à cette date fortement imprégnée des concepts de la Guerre froide développés à l’origine pour l’Atlantique Nord, avec une logique de bastionnement du sanctuaire terrestre chinois. Depuis quelques années toutefois, l’aéronavale de la PLA-N s’est profondément modifiée après la mise en pratique des théories de l’amiral Liu Huaqing sur la marine hauturière et le « dépassement de la 3e chaîne d’îles ».
À cet égard, l’entrée en service prévue en 2025 du troisième porteavions chinois, le Fujian se révèle une étape importante, grâce à l’inclusion des catapultes – ici électromagnétiques, comme sur les navires amphibie Type076 – offrant la possibilité d’emporter des avions d’armes d’une masse au décollage importante. En effet, ce qui différencie principalement les porte-avions STOBAR (sans catapultes) des CATOBAR (avec catapultes) est la possibilité de disposer d’un certain type d’aéronefs, le plus souvent destinés à d’autres missions que la patrouille aéromaritime ou la frappe contre des cibles navales ou terrestres. Grâce aux catapultes, les porte-avions peuvent ainsi disposer d’une palette plus grande de forces, y compris pour des appareils d’une classe équivalente. À titre d’illustration un Rafale-M (catapulté) a une capacité d’emport et d’élongation deux fois supérieure à celle d’un F-35B (non-catapulté).
Ainsi, l’atout aérien principal des groupes aéronavals français et américains – les seuls jusqu’ici à disposer de navires CATOBAR – ne réside pas tant dans les performances pures des F-18, F-35 et Rafale-M, mais bien dans la capacité de mettre en œuvres des avions d’alerte aérienne et de commandement (AEW&C) de type Hawkeye. Les E-2C et E2-D des groupes français et américains permettent une couverture radar de l’ordre de plusieurs centaines de miles marins, allongeant d’autant la bulle d’hypersupériorité que représentent les groupes aéronavals. Ils offrent ainsi une dilatation dans le temps et dans l’espace d’une boucle OODA mobile, centrée sur les capacités C2 des avions AEW&C. La coordination des moyens aériens (et navals) permise par l’inclusion de ces appareils au sein du groupe aérien embarqué, crée une différence énorme tant dans la capacité de renseignement et d’anticipation des menaces que dans celle de gestion coordonnée des moyens d’action du groupe aéronaval.
Les futurs avions de la PLA-N comme révélateurs des ambitions dans la projection de puissance
Parmi les différents programmes d’avions de l’aéronautique navale chinoise, deux sont ainsi emblématiques de cette volonté de transformation de cet outil : le KJ-600 et le J-15D. Le premier représente un bond opérationnel important puisqu’il devrait être le premier avion AEW&C de conception chinoise embarqué sur le porte-avions Fujian et ses successeurs de Type004. La masse au décollage de l’appareil (30 tonnes) le rend comparable au Hawkeye américain (42 tonnes) et, eu égard à son système de propulsion à double turbopropulseurs, nécessitait des catapultes pour sa mise en œuvre. Sans présager des capacités réelles en termes de C2 et de détection longue distance offertes par le KJ-600, lequel pourrait entrer en service en 2025, celui-ci présentera quoi qu’il en soit une évolution forte de la nature même de l’aéronautique navale de la République populaire de Chine. Elle est d’ores et déjà dotée d’avions d’armes aux fortes capacité d’emport – notamment le J-15 dérivé de la cellule du Su-33 russe ainsi que le J-11 issu du Su-27 – mais doit s’appuyer sur des avions AEW&C basés à terre comme le KJ-500. Cette situation limite ainsi mécaniquement l’élongation autonome des groupes aéronavals chinois et les contraint d’une certaine manière à opérer dans une forme de binomage avec des capacités basées à terre. En disposant d’un avion embarqué comme le KJ-600, les forces de la PLA-N vont ainsi pouvoir bénéficier d’une relative autonomie d’action et enlever une forme de bride dont certains acteurs sont encore prisonniers, comme la Royal Navy par exemple, contrainte de se reposer sur les E-3 puis E-7 de la Royal Air Force[1]. De fait, les groupes aéronavals chinois devraient dès lors être en mesure – en théorie en tout cas – de maximiser l’utilisation de cet outil aéronaval dans ce qu’il est capable de faire le mieux : permettre à son utilisateur de choisir le lieu et le moment de la confrontation.
L’autre grande capacité dimensionnante dont l’aéronautique navale chinoise est en train de se doter, est celle d’appareils dédiés à la guerre électronique offensive, avec le J-15D, variante de l’appareil multi-rôles J-15 précité. Le J-15D devrait ainsi s’apparenter à une transposition chinoise de l’E/A-18G Growler en service dans l’US Navy. Disposer d’une telle capacité signifie avant tout être en mesure de pénétrer un système de défense aérien intégré, afin de conduire des frappes dans la profondeur du dispositif adverse.
La mission principale de ces appareils – Suppression of Enemy Air Defense (SEAD) – se conçoit surtout dans le contexte d’une confrontation entre adversaires symétriques ou quasi-symétriques, dotés d’un système de défense aérienne performant, pouvant aller jusqu’à une forme d’A2AD intégré. Bien entendu, il y a toujours dans ce domaine une course entre l’épée et le bouclier, entre ceux qui souhaitent disposer du système anti-aérien le plus performant et ceux qui cherchent sans cesse comment pénétrer celui de l’adversaire putatif. De la même manière que pour le KJ-600, les performances du J-15D doivent encore être déterminées et dans un domaine aussi complexe que celui de la guerre électronique offensive – l’E/A-18G ayant lui aussi connu des déboires de jeunesse cette analyse sera sans doute complexe à conduire finement, du moins jusqu’à ce qu’une démonstration en opération réelle ait eu lieu.
Quoi qu’il en soit, le développement d’un appareil embarqué de guerre électronique offensive, relève de la même logique d’autonomisation opérationnelle du groupe aéronaval. En mesure de conduire des frappes mer-mer ou mer-terre, y compris à longue distance (grâce aux AEW&C) et en pénétrant des défenses d’un niveau a minima correct (grâce à la guerre électronique offensive aéroportée), les groupes aéronavals chinois se rapprocheraient – en termes de capacités pures, sans présumer de leur efficacité opérationnelle – de l’US Navy.
Une évolution à prévoir de la doctrine et de l’emploi
L’entrée en service programmée de ces deux capacités devrait offrir à l’aéronavale chinoise une toute autre dimension que celle acquise lors des deux dernières décennies. Avec les premiers porte-avions (Liaoning et Shandong), la PLA-N disposait avant tout de systèmes aéronavals formés sur le modèle russe, à savoir centrés sur la lutte ASM ainsi que sur la défense aérienne rapprochée (CAP). Cette logique de l’emploi des avions d’armes dans une logique de protection du groupe aéronaval et des navires de surface que ce soit face à des menaces sous-marines ou aériennes, se retrouve également au sein des marines qui ont fait le choix des porte-aéronefs emportant des avions à décollage court/vertical, comme le Royaume-Uni ou l’Italie. Cette logique d’emploi qui rappelle fortement celle des Malouines – où le F-35B actuel est utilisé comme le Harrier de l’époque – ne voit pas l’avion comme le centre du groupe aéronaval ; ou, pour le dire autrement, ne voit l’avion d’armes que comme une capacité spécialisée et pas comme l’effecteur principal.
À cet égard, on peut considérer comme l’aéronautique navale chinoise tend mécaniquement à se rapprocher dans son modèle de développement – et probablement d’emploi – de l’aéronautique navale américaine. Au sein de celle-ci, les avions d’armes sont un élément essentiel de la frappe contre l’adversaire, rôle qu’ils partagent avec les grands navires de surface d’accompagnement (destroyers voire croiseurs) et éventuellement les sous-marins. Leur polyvalence leur permet ainsi, grâce au déplacement rapide dans le temps et l’espace de la bulle d’hypersupériorité centrée sur le tandem AEW&C et avions de guerre électronique, de pénétrer fortement les défenses adverses, dans une logique de contre-A2AD. Si la doctrine américaine est néanmoins en cours d’évolution, en lien avec l’intégration All Domain Operations et l’élongation de la frappe grâce à des effecteurs de théâtre à longue portée (Conventional Prompt Strike), offrant une multiplication des effecteurs au-delà du groupe aéronaval, elle demeure fondée sur la concentration de la puissance au sein d’une brique d’action élémentaire : le carrier strike group. La puissance fondamentale du groupe aéronaval américain lui permet de s’intégrer dans une approche de la dissuasion conventionnelle par la masse de dégâts putatifs qu’il peut générer dans un espace et un temps restreints. Incarnation d’une vision de la force fondée sur l’effondrement du moral adverse par la concentration de la létalité (shock & awe)[2], il s’est depuis près de 70 ans apparenté à une manifestation immédiatement tangible de la puissance américaine dans son ensemble. La Chine qui souhaite exercer une forme de domination sur un espace régional proche en Asie-Pacifique – aussi bien en Asie du Nord que du Sud-est – où elle est en confrontation plus ou moins intense avec ses voisins (Japon, Corée du Sud, Philippines), pourrait se servir de cet outil aéronaval dans une approche de l’intimidation stratégique.
Il en découle naturellement des interrogations sur les capacités réelles de la part de la PLA-N à opérer ses groupes aéronavals dans le contexte d’une menace adverse forte. Si la question de l’hypersupériorité offensive a été discutée plus haut, celle de la résistance et de la résilience de la force navale, soumise à la contrainte, demeure ouverte. La force d’un groupe aéronaval repose sur la capacité de l’ensemble de ses constituants à œuvrer de concert, notamment les escorteurs de surface pour la lutte anti-aérienne et l’ensemble des acteurs pour la lutte ASM. Si les Américains, les Britanniques et les Français ont démontré de longue date leur efficience dans le domaine, l’approche chinoise est plus délicate. Certes les escorteurs – destroyers Type 052 et 054 en particulier – affichent sur le papier des capacités intéressantes, mais la possibilité que ceux-ci puissent créer une véritable bulle de défense tridimensionnelle apte à arrêter des salves de missiles antinavires – supersoniques voire hypervéloces – reste une inconnue. Les systèmes de radars et les missiles anti-aériens, le plus souvent issus de modèles russes apparaissent ainsi appartenir plus à la génération précédente de forces navales qu’à l’actuelle. Identiquement, dans le domaine des capacités sous-marines et de lutte ASM, la Chine n’est pas à ce stade considérée comme l’un des meilleurs acteurs mondiaux, loin de là. L’importance de la menace sous-marine dans le contexte des opérations aéronavales étant cruciale, c’est sans doute la vulnérabilité qu’il appartiendrait de combler le plus rapidement. Toutefois, l’acquisition rapide de ce type de compétences ne peut la plupart du temps se faire qu’auprès des praticiens du domaine les plus expérimentés ; or ceux-ci sont, pour la quasi-totalité d’entre eux, les pays de l’espace euro-atlantique… Sans ces évolutions profondes, la transformation de l’aéronavale chinoise ne pourra être considérée comme complète ou même comme réellement apte à transformer en profondeur le contexte stratégique naval international.
Conclusion
La quête de capacités différenciantes par la PLA-N doit se concevoir à la fois au niveau opératif et dans le domaine stratégique. À cet égard, l’intégration rapide de nouvelles capacités aéronavales ne peut se passer d’une mise à jour de la vision globale de l’action de la marine dans un contexte stratégique en forte dégradation. Même sans prophétiser une confrontation armée inéluctable en Indopacifique, il est patent que le réarmement naval régional s’opère dans un contexte de transformations géopolitiques profondes, les deux s’alimentant.
Il n’en demeure pas moins, et sans vouloir intégrer ici une approche trop mahanienne[3] de la stratégie navale chinoise, que l’évolution rapide du modèle de groupe aéronaval entre les proto-groupes centrés sur les porte-avions Type001 et Type002 et ceux de la génération émergente autour du Fujian et des futurs Type004, est plus que profonde. Le passage d’une marine centrée sur la défense des zones littorales et l’action dans les mers de la première chaîne d’îles, à une marine dont la vocation est profondément hauturière est patente. Sans extrapoler plus que de raison sur les éventuelles volontés de projection à longue distance de la puissance chinoise, il est néanmoins évident que la PLA-N est en train de se doter de cette capacité, a minima pour être en mesure d’exercer une pression ou pouvoir disposer de cette option stratégique. Dans l’hypothèse d’une éventuelle confrontation symétrique entre la Chine et un acteur non-asiatique, il est ainsi probable que les groupes aéronavals chinois pourraient être employés dans une logique d’action au loin dans les eaux bleues, y compris pour poser à l’adversaire plusieurs dilemmes stratégiques en envisageant une action séparée plutôt que groupée.
Ainsi, il s’agit pour la Chine d’obtenir une capacité permettant un effet de levier stratégique. En disposant d’une puissance aéronavale complète et crédible, Pékin serait en mesure de faire peser des menaces fortes et de créer pour un adversaire putatif un dilemme stratégique fort : diviser ses forces pour traiter la question aéronavale ou concentrer ses effets ? En revitalisant l’approche de la fleet in being au XXIe siècle – laquelle, comme la dissuasion, repose sur le pilier de la crédibilité – Pékin opère une sorte de retour aux sources de la stratégie navale. En effet, si les capacités aéronavales chinoises passées s’apparentaient plus à une adjonction de forces dans la troisième dimension, la dynamique actuelle est bien celle d’une évolution profonde, avec en point de mire l’objectif annoncé par Xi Jinping : des forces armées de niveau mondial.
LA STRATÉGIE DES CHAÎNES D’ÎLES

La stratégie des chaînes d’îles est une doctrine conçue à l’origine en 1951 pendant la Guerre de Corée par l’ancien Secrétaire d’État américain John Foster Dulles, afin d’enfermer l’URSS dans son bastion, à l’aide de bases navales américaines. Concrètement, il s’agissait de trois lignes territoriales qu’il serait nécessaire aux Soviétiques de pénétrer pour attaquer les États-Unis. Aujourd’hui, ce concept est appliqué à la Chine, et vise à restreindre son accès aux eaux du Pacifique occidental à travers un système de lignes défensives s’appuyant sur des alliés régionaux et des îles, grâce à l’expérience acquise durant la Seconde Guerre mondiale. Cette théorie a également été reprise par l’amiral chinois Liu Huaqing, commandant de la PLA-N dans les années 1980, fixant comme objectif initial de franchir la première chaîne insulaire comprenant Taïwan, le Japon, la péninsule coréenne et les archipels du sud-ouest asiatique. Les deux autres chaînes d’îles vont pour la deuxième des Bonin à la Nouvelle-Guinée et pour la troisième des Aléoutiennes à la Nouvelle-Zélande. Depuis la prise en compte de cette vision, la Chine a constamment renforcé sa marine, que ce soit en termes de capacités ou de classes de navires, au point de disposer aujourd’hui d’une force de haute-mer capable d’intervenir, en théorie, dans les zones d’intérêt de Pékin.
GLOSSAIRE
PLA-N (People’s Liberation Army – Navy) : Marine de l’armée populaire de libération de la République populaire de Chine
STOBAR (Short Take-Off But Arrested Recovery) : Type de porte-avions à partir duquel les avions décollent sans assistance, éventuellement grâce à un tremplin en bout de piste, et qui disposent de brins d’arrêt pour l’appontage.
CATOBAR (Catapult Assisted Take-Off But Arrested Recovery) : Type de porte-avions à partir duquel les avions sont assistés par une catapulte au décollage. Concernant l’appontage, les avions se servent de brins d’arrêt présents sur le pont. La configuration CATOBAR permet d’augmenter l’autonomie et les capacités d’emport des appareils du groupe aérien embarqué.
AEW&C (Airborne Warning and Control System) : Système d’alerte et de commandement aéroporté. Le Système AEW&C est embarqué au sein d’un aéronef spécialisé, celui-ci pouvant selon les cas être intégré dans un groupe aérien embarqué.
OODA (Observe, Orient, Decide and Act) : La boucle OODA ou cycle de Boyd formalise le cycle de décisions dans un combat aérien en itérant rapidement quatre processus : observer, s’orienter, décider et agir. L’un des grands enjeux de la tactique militaire est de raccourcir autant que possible cette boucle.
C2 (Command & Control) : Le Commandement et contrôle désigne la capacité à générer des objectifs de mission (command) et à mettre en œuvre les moyens pour l’atteinte de ceux-ci (control).
Lutte ASM : Lutte anti-sous-marine.
A2AD (Anti-Access / Aera Denial) : Les capacités de Déni d’accès et interdiction de zone, sont principalement représentées par des systèmes anti-aériens ou antibalistiques complexes, destinés à sanctuariser un espace tridimensionnel.
CAP (Combat Air Patrol): Désigne un modèle de mission aérienne, dans laquelle les aéronefs procèdent à une patrouille aérienne dans une zone donnée, afin de prévenir toute attaque venue des airs.
SEAD (Suppression of Enemy Air Defenses) : Processus militaire de désactivation ou de destruction – suivant les moyens employés – des défenses aériennes ennemies. La mission SEAD peut aussi bien être réalisée par des frappes conventionnelles que par de la guerre électronique, voire des cyberattaques. .
Références
Par : Nicolas MAZZUCCHI
Source :
Centre d'études stratégiques de la Marine
