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Edito n°59 du 22 janvier 2019

Publié le 22-01-2019

« La Chine a posé l’un des concepts géopolitiques les plus importants des dernières décennies avec ses nouvelles routes de la soie »

Extrait du discours du Président Emmanuel Macron à la conférence des Ambassadeurs ; 27 aout 2018

Les enseignements de l’étude “La France face aux nouvelles routes de la soie”, soutenue par le CSFRS, ont fait l’objet d’une première présentation le 17 janvier à l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI). La présentation effectuée par l’équipe du centre Asie de l’IFRI, coordonée par Alice Ekman, chercheure responsable des activités Chine, a souligné les idées-forces avancées par l’étude. Les Nouvelles routes de la soie chinoise constituent le vecteur d’une nouvelle forme de mondialisation conforme aux intérêts de Pékin. Ce projet en expansion à la fois géographique et sectorielle, manifeste le nouveau discours, le nouveau narratif que la Chine tient au monde. Pour la France, voire pour l’Europe, il convient de se positionner afin que ces nouvelles routes de la soie soient des routes à “double-sens” et non le chemin vers une trappe où le vieux continent deviendrait la variable d’ajustement dans une guerre froide 2.0 entre la Chine et les Etats-Unis.

Pour celles et ceux qui n’auraient hélas pas pu assister à cette présentation, vous pouvez retouver l’étude dans son intégralité sur Geostrategia et voir/revoir le Grand Entretien avec Alice Ekman.

Par ailleurs, un des trois articles de reflexion stratégiques que nous vous proposons cette semaine aborde également, sous un angle géopolitique et économique, les bouleversements des équilibres mondiaux que les nouvelles ambitions chinoises engendrent. Cet article est tiré des analyses proposées par les auteurs, Daniel Haber, économiste et Jean-Louis Guibert, fondateur de l’Institut du Pacifique, dans un récent ouvrage.

Nous vous proposont également une analyse de Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS) sur la relation Russie Norvège dans l’Arctique. Son analyse déconstruit les discours sensationalistes et met en lumière un  jeu relationnel complexe entre deux pays pourtant présentés comme antagonistes.

Nous vous proposons enfin une illustration des conséquences in fine stratégiques qu’un mode tactique de guerre asymétrique peut engendrer en contournant la supériorité technologique d’un adversaire. Une illustration donc de cet art du contournement au coeur de la stratégie que nous brosse Oriane Paillard, étudiante en relation internationales au Kings Collège de Londres et collaboratrice temporaire à l’Ecole de Guerre.

Pour conclure cet édito, nous vous rappelons le lien ci-après vers le Guetteur n°2019/01, le dernier bulletin de veille du Centre de Documentation de l’Ecole Militaire (CDEM).

Rendez-vous mardi 31 janvier pour un nouvel édito de votre Agora stratégique 2.0.

L’article « Coexistence pacifique dans l’Arctique ? La Russie, la Norvège et l’archipel du Svalbard » est issu de la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS). Bruno Tertrais, directeur adjoint de la FRS, nous propose une analyse mettant en lumière un  jeu relationnel complexe entre deux pays pourtant présentés comme antagonistes. Pour l’auteur, le statu quo dans les relations russo-norvégiennes, reposant sur des intérêts croisés, montre les limites des discours sensationnalistes.

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L’article « Les ambitions nouvelles de la Chine bouleversent les équilibres mondiaux » est proposé sous l’égide du CSFRS. Daniel Haber, économiste et Jean-Louis Guibert, fondateur de l’Institut du Pacifique, abordent, sous un angle géopolitique et économique, ces bouleversements des équilibres mondiaux que les nouvelles ambitions chinoises engendrent. L’analyse nous offre une meilleure vision des objectifs que le gouvernement chinois s’est fixé, selon eux, pour les prochaines décennies : devenir le concurrent des Etats-Unis via le développement des « nouvelles routes de la soie » et une présence politique et militaire accrue.

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L’article « Les engins explosifs improvisés (EEI) : un véritable impact pour l’armée britannique en Afghanistan : 2006-2014 » est issu de l’Ecole de Guerre (EDG). Oriane Paillard, étudiante en relation internationales au Kings College de Londres et collaboratrice temporaire à l’EDG, met en lumière les conséquences in fine stratégiques qu’un mode tactique de guerre asymétrique peut engendrer en contournant la supériorité technologique d’un adversaire. Les EEI ont permis selon l’auteure aux Talibans d’établir un équilibre militaire au niveau tactique tout en contraignant les mouvements, voire même l’engagement de l’armée britannique en Afghanistan.

 

Auteur(s) : « La Chine a posé l’un des concepts géopolitiques les plus importants des dernières décennies avec ses nouvelles routes de la soie » Extrait du discours du Président Emmanuel Macron à la conférence des Ambassadeurs ; 27 aout 2018 Les enseignements de l’étude “La France face aux nouvelles routes de la soie”, soutenue par le CSFRS, ont fait […]

Source(s) : CSFRS, CSFRS

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